Du coté de l'analyste

Le désir de l'analyste...

 

"L'analyste ne s'autorise que de lui-même,..., et de quelques autres."

Jacques lacan, Proposition de la passe, Octobre 1967.

 

"S'autoriser n'est pas s'auto-ri-(tuali)ser"

Jacques Lacan, Note italienne, 1973.


La pratique psychanalytique d'orientation lacanienne nécessite d'être "au clair" avec quelques postulats fondamentaux.

  • Avoir accompli pour son propre compte l'expérience analytique, du début à sa fin. C'est un parcours qui s'appuie sur une logique précise. 
  • Soutenir le discours analytique à partir du désir de l'analyste et non de supposés diplômes, effets de groupes, ou de pseudo-garanties (Ecoles, expérience, théories, pairs, analyste de l'analyste, etc.)
  • Ne pas céder sur l'exigence de la tâche analysante, déjà pour son propre compte.
  • Ne pas céder sur son désir (d'analyste) au profit d'une posture psychologisante, psychopathologisante, médicale, philosophique ou théologique.
  • Mettre continuellement sa pratique à l'épreuve de la raison : nouer doctrine, expérience et praxis et en rendre compte à d'autres.

L'exigence de rigueur dans la praxis s'entend sur la réfutation d'une distinction entre théorie et pratique. Nulle supposée théorie ou théories à appliquer. La doctrine de Lacan n'est pas malléable à des opérations de "plomberie" (je prends un bout de Lacan, un bout de Klein, un bout de tel universitaire, etc. et puis j'en fais ma sauce...). L'analyste n'adapte pas sa pensée à sa pratique pour la justifier! Au contraire : il maintient une tension toujours vivace entre ces deux pôles :

  • L'enseignant c'est l'analysant
  • La doctrine de Lacan doit se saisir à partir de son achèvement, en son entier, avec ses méandres, son frayage et elle s'éprouve à l'aune de l'expérience analysante.